Bienvenue sur le nouveau site Buisant'âne !
bandeau anne
Profitez de l'un de nos séjour Nuit en chambre d'hôtes ou roulotte Profitez de l'un de nos séjour

Florence, Gérard GABERT
497 chemin de la Contardière
69620 Le Bois d'Oingt - Rhône - France
Portable: 06 81 14 89 73
SIREN 312 335 896 - SIRET 312 335 896 00030 927C

Vous êtes pressés ? Consultez vite notre Plaquette !

Dernière mise à jour du site : Lundi 22 septembre 2014


UNE HISTOIRE DE RANDONNÉE


Randonnée avec des ânes, sur les chemins du Beaujolais des Pierres Dorées.

Quand on partait de bon matin, quand on partait sur les chemins, avec nos ânes...

C'est l'histoire d'une rando entre copains un beau jour d'été, un de ces jours où tout le monde était disponible, et que la météo voulait se montrer un peu clémente...
Le rendez-vous est donné à 13 heures un dimanche chez nous et chacun des 7 copains très motivés est à l'heure avec son petit matériel de randonnée, toile de tente, sacs de couchage et vêtements de rechange.
Tous ont respecté ce que j'avais demandé par pitié pour mes ânes, je voulais qu'ils soient chargés légèrement et raisonnablement car en autonomie complète il nous faut aussi emporter l'eau qui leur est nécessaire (5 litres par ânes) ainsi que du matériel pour les clôturer pendant la nuit.

L'âne Séraphin
Le départ de la rando

Je dois dire que les copines ont vraiment été cool et qu'elles ont emporté le strict minimum pour une fois ! Nous choisissons chacun un âne (un par personne) et en préparons 6 en tout, une personne restant sans âne pour prendre des photos et filmer l'escapade.

La Randonnée en photos

Notre première demi-journée comporte un objectif: arriver à une heure décente sur le lieu de bivouac qu'un de nos clients randonneurs avait découvert au printemps et que nous tiendrons "secret"... soit 13 kilomètres de chez nous et c'est le coeur joyeux malgré la belle chaleur de début d'après-midi que nous partons sur les chemins, avec nos ânes...
L'ensemble du parcours est très exposé plein soleil et nous pensons tous qu'il aurait été raisonnable de faire cela le matin mais qu'importe, une fois arrivés sur la route des crêts, un petit vent bien agréable vient nous soutenir pour fournir l'effort nécessaire. Notre convoi semble bien organisé, certains des ânes prennent naturellement la tête du cortège et d'autres paraissent décidés à traîner plus en arrière (je vais taire les noms pour ne blesser personne) C'est ainsi que Bernard et Michèle, Philippe et Pascale, Marie, Gérard et moi accompagnés respectivement de Maya et Prune, Séraphin, Iris, John et Jazz sans oublier notre chienne Pony, grimpent avec détermination jusqu'au sommet de la forêt de Brou charmant petit endroit ombragé dans lequel nous pensons faire un bon diner et planter nos tentes.
Et finalement, nous remarquons que nos ânes sont assez contents de nous accompagner et qu'ils sont plutôt bien sympas, portant sans rechigner nos affaires et de temps en temps notre petite chienne qui avec ses 9 ans et ses quattres toutes petites papattes a un peu de mal à suivre sans faire de halte. Il faut dire que nos compagnons les ânes sont constants dans leur rythme et que nous devons nous accrocher et nous motiver pour les suivre.
Il fait chaud, il fait soif, et comme nous sommes d'humeur joyeuse nous rions beaucoup et pour peu de choses ainsi que le ferait toute bonne bande de copains. Nous avons déjà parcouru quelques kilomètres et faisons un arrêt boisson. Le soleil est au zénith et brûle le sol de telle manière que le goudron se transforme en pâte collante. Au moment de repartir Philippe s'apperçoit qu'il reste "collé" sur le goudron et entraîne avec lui de grands fils gluants dont il essaie de se débarasser sur les bas-côtés de la route... erreur fatale !! les herbes sèches viennent s'agripper sous ses semelles et forment alors une espèce de gâteau épais qui fait prendre à philippe quelques centimètres supplémentaires très inconfortables et qui génèrent dans le groupe un beau "fou rire" Notre copain va mettre la demi-journée pour désengluer ses semelles... Bref nous parvenons "dans les temps" à l'endroit prévu et sommes bien heureux de ce départ rempli de soleil et de bonne humeur.
Nous attachons nos ânes pour les débâter et commençons d'abord par installer leur campement avant de nous occuper de nous. SIX ânes = 12 sacoches toutes identiques et lorsqu'il s'agit de retrouver nos affaires quand les sacoches sont toutes rangées côte à côte, il règne un heureux bazar qui prend quand même pas mal de temps et nous apprécions d'avoir stoppé notre convoi aux alentours de 18 heures.
Chacun essaie de monter sa tente dans l'endroit qui lui paraît le plus idéal et certains sont vraiment plus habiles que d'autres.
Notre Marie est la dernière dans cette histoire et Philippe en bon chevalier vole à son secours pour l'aider à installer sa petite canadiènne.
Marie s'aperçoit qu'elle a pris tellement peu d'affaires que du coup, il lui manque un tapis de sol. Qu'importe on trouve immédiatement une solution, Marie dormira sur les tapis des ânes: "à la dur" mais elle n'est pas trop "chochote" et accepte vite cette solution. Une fois tous installés nous constatons avec stupeur que nos ânes se sont baguarrés pour boire et que dans la tourmente ils ont renversé le seau avec toute l'eau qui leur était destinée.
Je suis immédiatement contrariée car je sais que nous n'avons pas d'autre réserve et que nous sommes loin de tout. Heureusement que Jean-Roland, viticulteur à Sainte Paule voulait nous rejoindre pour le repas du soir, je l'appelle vite en lui demandant qu'il apporte de l'eau et qu'il n'oublie pas le beaujolais (sa fabrication) ! Vers 20 heures il arrive et nous sommes tous bien contents de le voir. Nous nous installons par terre, mangeons avec appétit ce que nous avions toutes préparé et nous couchons bien vite après avoir copieusement "arrosé" ce début de rando.
Dans la nuit, nous aurons la visite de quelques sangliers et je dois dire que même si je ne suis pas peureuse, j'ai quand même eu du mal à fermer l'oeil. De plus nous avons planté notre tente sous les chênes et l'humidité est importante (nous sommes à 700 mètres d'altitude)

Le lendemain, chacun se réveille à peu près en même temps et raconte sa nuit qui visiblement n'a pas été agitée que sous ma tente. En effet, Michèle a semble-t-il vu un bel homme qui lui a demandé en pleine nuit si elle dormait en dirigeant sur elle une lampe de poche...
Marie à bien dormi sur les tapis des ânes, quand à Pascale et Phillippe, nous n'avons rien su !!
Michèle s'occupe du" petit noir" et comme elle a prévu une cafetière de 2 tasses, nous pensons que nous avons largement le temps de panser nos ânes...
Une fois le campement levé, il est déjà 10 heures et nous repartons en direction de notre deuxième bivouac ( 16 kilomètres environ). Il fait moins chaud et c'est tant mieux, nous pouvons apprécier pleinement la belle campagne beaujolaise et les magnifiques points de vue tout le long du dénivelé. Chacun se débrouille bien avec son âne, même les moins expérimentés et l'ambiance est studieuse.
Pony qui commence a avoir mal aux pattes est installée sur le dos de John d'ou elle a, en même tant que le mal de mer, une très belle vue...
Nous faisons une halte pique-nique au pied de la cité de Ternand et enchainons avec une sieste réparatrice pendant que nos ânes, débâtés et installés sur une merveilleuse pelouse se vengent eux aussi de l'endroit pas très herbeux où nous les avions parqués pour la nuit.
En chargeant de nouveau nos compagnons nous réalisons que nous mangeons beaucoup et que les sacoches s'allègent sérieusement. Heureusement le soir nous passerons pas très loin de chez Marie et nous pourrons nous ravitailler en eau pour les ânes et en nourriture pour nous.
Nous pensions vraiment arriver jusqu'au col du Joncin mais à proximité de Ste Paule le temps s'est gâté et nous avons préféré planter notre tente sur le pré de Jean-Roland. Nous avons bien fait car la nuit à été très très fraiche et l'on se demandait si nous n'aurions pas trouvé la neige au Joncin le lendemain !!
Jean-Roland nous avait préparé un barbecue que nous avons tous apprécié et nous sommes repartis dormir sous nos tentes ainsi que Marie qui a joué le jeu jusqu'au bout. Jean-Roland nous a bien fait gouter son vin et dans la nuit nous avons eu un concert de ronfleurs... sans commentaire...
Le troisième jour après un bon petit déjeuner, nous décidons de raccourcir le retour car le temps n'est pas favorable et tout le monde en a un peu assez de marcher. Nous ferons donc environ 10 kilomètres dont une bonne partie en descente ce qui va nous reprendre.
Nous longeons la citadelle d'Oingt et le soleil se montre à nouveau ce qui réchauffe l'ambiance. Nous profitons de ce parcours de retour pour prendre plusieurs photos et faire une vidéo. Dans la traversée des villages nous ne passons pars innaperçus avec notre convoi d'ânes bâtés ! Il est vrai que lorsqu'ils sont plusieurs nos ânes sont tout à fait adorables et marchent volontiers en se suivant, chacun à son rythme. Les câlins et les encouragements vont bon train et nous apprécions leur bon caractère.
Nous sommes heureux de les installer confortablement chaque fois que nous faisons un arrêt pique-nique et ce midi tout particulièrement car c'est notre dernier arrêt avant de rentrer. Nous rions tous en coeur de nos différentes aventures comme des gamins et pensons que la vie est décidément bien belle !
Pour la dernière partie du retour, le soleil nous pique un peu et nous sommes bien contents d'apercevoir au loin notre maison. Plus que 2 heures et nous serons rentrés chez Buisant'âne, la tête pleine de beaux paysages, les jambes lasses mais le coeur joyeux d'avoir partagé un bon moment entre copains avec de formidables compagnons: nos ânes !

Copyright © / Auteur: Florence. / Photos de Gérard.

L'âne Séraphin
Les copains en rando et les ânes.
Buisant'âne Copyright © 2005 - 2014 Droits de reproduction et de diffusion réservés. Mentions légales
Nos partenaires
Web-baco Bastien Girardot Le Bois d'Oingt